Chronique de mon ralliement aux Gilets Jaunes




Pour être un peu plus clair, je publie ici l’intégralité de mes propos, chronologiquement, sur le mouvement des Gilets Jaunes pour lequel j’ai ressenti un vrai dégoût au départ pour peu à peu m’y rallier (tout en gardant un esprit critique et surtout beaucoup de distances avec certaines de ses composantes d’extrême-droite). J’actualiserai ce texte au jour le jour…

Je fonctionne ainsi. J’assène à l’instant T ce que ma pensée produit. Je le fais sans filtre, sans moralité à deux balles, sans mesurer le ton. Je dis ce que je pense. Je ne suis pas un expert bidon qui blablate sur BFM et encore moins un éditorialiste. Cela ne m’empêche pourtant jamais d’évoluer. Parce que je ne m’arrête pas à ma seule pensée nombriliste. Je lis beaucoup d’articles, de billets, de livres, j’écoute beaucoup de points de vue y compris ceux qui me sont opposés, j’échange depuis ma jeunesse avec des personnes avec qui je ne suis pas d’accord, y compris ceux qui prônent un régime nationaliste ou qui pensent que les Illuminatis sont à la manœuvre. J’ai un esprit non pas poreux, mais ouvert, curieux, et je n’ai pas peur. Je ne fais partie d’aucun clan, aucune tribu, aucune caste, aucun parti… Je le répète sans cesse. Mais pour l’essentiel, je discute quotidiennement avec des potes, des connaissances qui partagent comme moi une aversion totale pour l’Ultralibéralisme qui mène notre monde dans le gouffre.

Au fil des semaines, l’attitude de nos gouvernants m’a mis la puce à l’oreille. La répression féroce, les accusations de fascisme incessantes, les disqualifications perpétuelles et les discours creux et dédaigneux du président de la Répugnante et son armée de troufions des ministères et de l’assemblée nazioonaale m’ont clairement ouvert les yeux sur la guerre civile larvée qui se déroule en France depuis des décennies et ouvertement depuis quelques semaines.

Je reste un collapsologue incorruptible et je sais que tout ça ne sert à rien, le grand effondrement étant en cours, exponentiel et « in-arrêtable » mais il y a quelque chose de beau, d’authentique et d’indispensable dans cette insurrection à géométrie variable. Elle redonne des couleurs à l’identité de ce pays, elle lui offre l’occasion de sortir à nouveau du lot des Nations satellites de l’Empire américain. C’est sans doute vain, mais ce sont ceux qui ne font rien qui finissent dans la fosse à purin.
Les choses vont encore évoluer, nos gouvernants ayant choisi la voie de l’affrontement total. Tout le monde sera perdant, mais les insurgés auront la tête haute, quelque soit les horizons d’où ils viennent. Aujourd'hui la violence sociale, économique, politique et étatique est du côté des gouvernants qui nous font glisser lentement vers leur dictature totale.

29 octobre 2018.

Et les médias de relayer les beaufs : l'augmentation de l'essence c'est à cause des taxes de l'état ! ". Non. L'augmentation tient de deux facteurs : la remontée du dollar par rapport à l'euro et, pire, le début de l'effondrement de l'extraction du pétrole conventionnel depuis 2005 (qui fut la cause réelle de la crise de 2008) au profit du pétrole non conventionnel, très coûteux et de mauvaise qualité nécessitant un raffinement plus lourd. La crise économique majeure, plus terrible encore que celle de 1929 et de 2008 qui est en train de se profiler pour 2019-2020 au plus tard 2021 laissera nos sociétés chaos et plongées dans le chaos car tous les facteurs du grand effondrement seront réunis : cherté de l'énergie, dérèglement déjà incontrôlable du climat, disparition au point de rupture des espèces animales et végétales, gouffre infranchissable entre les plus riches et le reste du monde, digitalisation générale de la société avec destruction massive de l'emploi humain, et enfin démographie démentielle qui plongera des milliards d'êtres humains dans les carences, les pénuries massives, la famine, les guerres et les épidémies...

À ce moment-là ce ne sera plus une catastrophe qu'on regardera dans la télé ou sur internet, on y sera tous plongés physiquement et psychologiquement... À ceux qui disent "on va tous mourir de toute façon", je réponds "je vous emmerde bande de crétins"

29 octobre 2018.

Ce qui est pénible avec les gens de "gauche" , c'est qu'ils divinisent le peuple surtout quand il vote à gauche et qu'il lui crache à la gueule en traitant ce même peuple d'amas d'incultes fascistes quand il vote le contraire de leurs idées. Il serait peut-être temps qu'ils se posent les bonnes questions avec leurs cerveaux super éduqués, super intelligents... Non ?

6 novembre 2018.

Arrêtez de casser les couilles avec votre manif de gros beaufs consuméristes de mes deux du 17 novembre. Bande d'oies gavées.

7 novembre 2018.

Bon comme j'en ai marre des messages qu'on me laisse genre “J'ai pas le choix, je suis obligé d'aller bosser en voiture y'a pas de transports en commun” ou encore “les français en ont marre, ils tirent la langue ils sont pauvres alors les taxes sur le carburant ça les appauvrit encore plus “, je vais être clair. Un pauvre, ça n'a pas de voiture. Ça n'a à peine pas assez pour manger plus d'une fois par jour dans le meilleur des cas.

Hier j'étais avec trente-deux femmes dont le métier est femme de ménage : sur 32, 4 avaient une voiture ! Et elles avaient une voiture parce que le conjoint avait un travail. Toutes les autres n'en avaient pas les moyens car souvent seules, et seules avec des enfants à charge. Et toutes travaillaient dans des conditions difficiles, payées comme des merdes avec des horaires aléatoires. Toutes avaient besoin qu'on se bouge pour qu'on améliore leurs conditions et particulièrement qu'on interdise aux employeurs de s'en servir comme des kleenex. Mais aucune ne se posait la question de la taxe sur le carburant parce que c'est un problème de personnes en capacité de posséder une voiture, l'entretenir, l'assurer, la gaver de carburant. Concernant ceux qui vivent à la campagne et qui doivent posséder une voiture car pas de transports… Beaucoup ont acheté leur tranquillité à la campagne et travaillent en ville. Ça s'appelle des rurbains. Ils veulent leur jardin, pas trop de voisins, pas de cités, pas de la “vie de con de ceux qui bossent en ville”. Libre à eux. C'est pas facile de payer 250€ au lieu de 150€ d'essence par mois. OK. Mais si on les paie sans prendre un crédit pour les payer, c'est qu'on les a. Alors oui ça grève le budget merguez pour les barbeuks et le financement de la belle véranda pour profiter de la terrasse même en hiver. OK. Mais il va falloir choisir. L'essence augmente inexorablement parce que le pétrole dit conventionnel a atteint son pic d'exploitation en 2005 et que désormais il est en déclin donc de plus en plus cher. Parce que le dollar a repris des forces par rapport à l'euro. Parce que les nouveaux ultra capitalistes, des ex pays développés ont une classe moyenne qui ponctionne sa part sur des réserves de pétrole en décrue. Parce que Trump a annoncé un embargo complet sur le pétrole iranien, etc. La taxe, c'est un peu le doigt qui montre et pas ce qui est montré. Et je ne parle pas du réchauffement climatique désormais incontrôlable.

Donc les gens qui revendiquent le beurre (la voiture individuelle) et la crémière avec (vivre loin de ces sous merdes d'urbains trop cons), vous pouvez faire votre pathétique mouvement du 17 novembre, avec plein de merde dans les yeux ou alors vous changez votre manière de vivre face à l'irrecevabilité de la cherté de l'essence. Ça s'appelle la résilience. Comme vous êtes des rurbains, vous avez une mentalité individualiste. Vous avez des relations courtoises ou néant avec vos voisins contrairement aux campagnards d'antan. Vous allez devoir vous mettre à causer ensemble et vous organiser ensemble. Mettre en place du co-voiturage, créer des comités de quartier et financer des minibus pour vous amener les uns les autres à votre taf, aux courses ou chez vos clients. Vous n'avez plus le choix. Et si ça vous emmerde, soit vous changez de taf, soit vous allez vivre en ville, soit vous créez les conditions nécessaires pour vivre en autonomie sur votre territoire.

Donc le 17 novembre, faites tout le foin que vous voudrez, ce que je viens d'écrire, c'est ce que vous devrez faire ! Ou crever… Au boulot ! La bagnole individuelle, c'est terminé pour vous !

Signé : un connard d'urbain de banlieue vivant en HLM de merde qui ne vous veut aucun mal mais qui vous trouve quand même bien cons sur ce point.

12 novembre 2018

Taxes, impôts, tout ça est fait pour payer une dette générée par les banques dès 2008, pour payer des services publics démissionnaires depuis des lustres, pour payer des politicards corrompus, pour payer des politiques publiques en faveur des multi-riches, pour payer le maintien d'un système qui détruit toute forme de vie sur Terre, pour payer des médias à la botte des multi-riches, pour payer des consortium militaires et industriels aux velléités totalitaires... Alors pourquoi vous votez comme des cons ? Pour faire barrage aux ex-FN ? Pour continuer à vous faire enfiler comme des pleutres moutonniers ? L'état est votre ennemi, l'état est l'ami de vos ennemis. Et face à un ennemi qui vous humilie, vous faites quoi ? Vous fermez vos gueules et vous obéissez comme des chiens en quête de sa gamelle de pâtée dégueulasse.
13 novembre 2018
Le problème de la TVA, c'est qu'elle est injuste sur tous les produits. Mais les français sont contre une généralisation de l'impôt sur le revenu avec non pas cinq tranches d'imposition mais une vingtaine... La TVA impose tout le monde. Un pauvre qui achète du pain paie proportionnellement autant de taxes qu'un cadre sup. Il contribue donc proportionnellement plus à l'effort national qu'un cadre supérieur.

13 novembre 2018

Aux 17 novembreux, si c'était une taxe d'état le problème, vous auriez raison de vous énerver. Mais là c'est la fin de notre civilisation qui est en cours. Les investissements dans la recherche de pétrole créeront une pénurie comme prévu au-delà de 2020. Et pourquoi ? Parce que les découvertes nouvelles produisent des coûts d'exploitation tels qu'il en coûterait si chers de l'extraire qu'il ne serait plus du tout abordable. Le cap mortel pour notre survie des deux degrés de réchauffement climatique sera dépassé en 2025...il y a un nouveau monde qui commence, un monde sans êtres humains... En quelques décennies... Bienvenue en enfer... Et vos mouvements pathétiques de râleurs réactionnaires n'y feront strictement rien. Fin de la partie.

14 novembre 2018

Les gens ne gueulent pas pour que l'argent des riches revienne aux pauvres mais pour qu'il soit distribué aux classes moyennes.

15 novembre 2018

Rhouuu la la le mouvement qui fait peur des gens de classe moyenne qui s'en branlent bien des véritables pauvres (qui eux n'ont pas de voiture pour rappel), qui applaudissent sûrement les flics pour un oui pour un non et qui roulent sur l'autoroute à 70 à l'heure au lieu de 110 ou 130 parce qu'il y a un radar... Rhoouu qu'ils sont flippants les 17 novembreux, mouvement de beaufs consuméristes totalement inconscients de l'effondrement en cours et récupérés par tous les crétins d'extrême droite comme d'extrême gauche... À MOURIR de rire. (il paraît que 78% des français soutiennent ce mouvement à la con. Pays de crétins).

16 novembre 2018

21% des français sont contre le mouvement de beaufs du 17 novembre, et certains pour des raisons de fond, dont moi, et c'est peut-être bien d'écouter cette minorité non visible qui déteste autant Macron et sa bande crevards ultra-libéraux que les "gilets jaunes" qui feront leur pathétique mouvement du vide demain. 17 novembre : premier mouvement populaire de soutien aux compagnies pétrolières destructrices. Bravo les gilets jaunes. Le 17 novembre est un mouvement de pousseurs de caddies, pas de pauvres affamés.

16 novembre 2018

Ma grand-mère n'avait ni voiture ni salle de bain. Elle n'avait des toilettes que depuis une douzaine d'années lorsqu'elle s'est éteinte en 1991. Elle n'avait jamais vu la mer en vrai, elle n'avait fait pour seul voyage lointain qu'un aller et retour à Reims à 90 km de chez elle. Elle avait connu deux occupations allemandes. Elle avait arrêté l'école à l'âge de 11 ans pour aller travailler à l'usine, à la chaîne jusqu'à la retraite (à 65 ans avant la réforme de Mitterrand). Elle était effrayée par l'orage parce que ça lui faisait revivre les bombardements allemands. Elle ne se plaignait jamais de son sort, juste parfois des "j'ai mal à mes jambes". Elle se lavait au gant de toilette avec du savon de Marseille. Elle repassait avec des fers à repasser chauffés sur le poêle à fioul. Elle mangeait les légumes du jardin tout petit de sa maison du coron. Elle me disait "fais des études pour avoir une meilleure vie que nous". Ce que j'ai fait et maintenant on me traite d'intello de merde. Elle n'aimait pas les fusées qui trouent l'atmosphère. Elle n'aimait pas que tout le monde ait une bagnole, elle ne comprenait pas pourquoi les gens voulaient posséder toutes ces choses. Elle était gentille avec moi mais elle avait du caractère. Elle m'avait promis que j'aurais le modèle réduit de Mercedes du père qui trônait sur le buffet après sa mort. Je n'ai jamais eu ce modèle réduit de Mercedes.
Un jour j'écrirai son histoire telle que je l'ai retenue...

16 novembre 2018

Parce qu'en plus on n'a plus le droit de mépriser ce qu'on trouve pathétique. La loi du nombre n'est pas un curseur de crédibilité. Les français étaient majoritairement des collabos en 44 et des résistants en 45 (tout comme leur police) et rien n'a changé. Alors je m'en branle qu'ils soient majoritaires à soutenir un mouvement à la con, l'avenir me donnera raison. En attendant je suis prêt à accepter d'être le salaud qui ne dit pas amen à ce pseudo peuple, en réalité un magma d'individualistes tous plus défoncés à la consommation les uns que les autres.

17 novembre 2018

Ils ont de belles motos et de belles voitures les gilets jaunes que j'ai croisés. Appauvris par des gros crédits auto peut-être ? C'est marrant, avec ces gens, ce sont les taxes le problème... Pas une seconde ils ne pensent à se soulever contre ceux qui les paient comme des merdes... En fait, toute la journée, on a entendu des patrons à gogo qui disaient soutenir le mouvement. Ceci explique peut-être cela non? Ils s'enorgueillissent d'être « apolitiques » (élément de langage de droite), de ne faire partie d'aucun syndicat (pourquoi, c'est mal?), ne contestent pas la présence dans leurs rangs des LR, UDI, RN, DLF... Etonnant non? Quand ils font face aux flics, ils leur disent qu'ils sont amis. Quand Wauquiez parle devant les caméras, ils l'écoutent comme Dieu le père... Où sont les JOURNALISTES? En vacances? Morts? En taule?!

18 novembre 2018

« Apolitique », ça n'existe pas.

19 novembre 2018

Quand des blacks blocs défoncent des distributeurs de billets ou un Mac Do, on les appelle des casseurs ou des barbares, quand des gilets jaunes pillent, détruisent pompes à essence, vandalisent, on appelle ça des citoyens en colère... Apparemment la société a choisi son camp et ce camp gagnera les élections en 2022...

22 novembre 2018

77% des français soutiennent les gilets jaunes. Moi pas. Et je déteste Macron autant sinon plus qu'eux. France, pays de cons. J'ai un gilet jaune dans mon coffre et il ferme sa gueule dans son paquet en plastique. Lui je le kiffe.

22 novembre 2018

Bon je vais être clair : les gilets jaunes sont des gens de droite et d'extrême droite cagoulés en apolitique.

25 novembre 2018

Les autonomes blessent un flic, ce sont des barbares, les gilets jaunes en blessent des dizaines, ce sont des français en colère.

26 novembre 2018

Quoiqu'il en soit, ce mouvement des gilets jaunes a le mérite d'ébranler sérieusement ce Macron de merde.

28 novembre 2018

Quand j'entends les LR, DEBOUT LA FRANCE appeler à rejoindre les gilets jaunes alors qu'ils braillaient lors des manifs contre la loi Travail « C'est pas la rue qui commande ! », je me marre et j'ai envie de les défoncer.

28 novembre 2018

Tu m'étonnes que les gilets jaunes ne revendiquent rien contre les patrons, leurs porte-paroles sont majoritairement des entrepreneurs, quasiment tous de droite et d'extrême droite... Deux "gauches" mollasses pour tenter d'équilibrer mais ça ne fait que confirmer ce que je dis dès l'annonce du mouvement des gilets jaunes : ce n'est pas apolitique (réveillez-vous), c'est de droite et d'extrême droite, anti peuple, anti écologie, pro capitaliste à mort... Seul projet : une insurrection droitière (appuyée par des neuneus de gauche ou "apolitiques" qu'on manipule sans mal tellement ils sont dépourvus de toute culture politique) en vue de renverser Macron et installer un régime capitalisto-nationaliste 100% favorable au patronat, aux vieux corporatismes et à la destruction des syndicats...
On se réveille ou on continue à soutenir sous hypnose ?

1er décembre 2018

C'était vachement mieux organisé aujourd'hui à Paris : ultra droite le matin, ultra gauche l'après-midi, cailleras le soir ! Là c'était bien plus massif et acté. Maintenant le mouvement des gilets jaunes se disloque. Tous les beaufs "Johnny" commencent à devenir mous du gland. On va passer à une insurrection anti capitaliste maintenant, pas à un mouvement de consommateurs crétins. Cool la révolution/insurrection, c'est le samedi et dimanche au XXIe siècle. Les autres jours on taffe merde ! La colère n'est pas un projet politique. La colère des uns sert le projet de société des futures élites.

1er décembre 2018

Les gilets jaunes ressemblent à la clientèle d'une supérette. Chacun y prend ses articles pour soi, chacun fait semblant de s'intéresser aux autres alors que tout simplement, dans cette supérette, il n'y a que des loosers qui ont peur de manquer pendant que les autres se goinfrent dans les épiceries fines. Chacun apprécie les gilets jaunes parce qu'il y a à boire et à manger, des gauchistes, des fascistes, des noirs, surtout des blancs, des urbains, surtout des ruraux, des rurbains, des retraités, des petits patrons, des artisans, des flics, des anti flics… ramenés à l'échelle de tout un pays, ils ne sont pas nombreux, vraiment pas nombreux mais l'opinion soutient (qui répond aux sondages ?!)-sauf les violences ah ah- parce qu'il n'y a rien, juste des clients de supérette qui luttent contre ci ou ça, qui veulent ci ou ça sans soucis de cohérence, sans avoir rien à proposer ensemble. Certains hurlent “une société plus solidaire”, bel élément de langage creux fourni clef en main par les élites qu'ils font semblant de détester. Leur colère difforme, sans projet de société commun sert les projets politiques de leurs prochaines élites. Ils ne veulent pas de chefs, ils se regroupent par affinités, fachos bon teint, gauchos bon teint, des sans idées aussi, des sans projets, des dédaigneux qui osent dire, le bide rondouillard, le teint bien rose, que le peuple crève la dalle… Ah la belle rengaine… Révolution le samedi, turbin le lundi. Salaires insuffisants ? C'est à cause des taxes, pas à cause des patrons qui paient comme des merdes. Injustice fiscale ? Il y a ceux qui ne paient pas assez d'impôts ? Soit. Alors pourquoi bloquer des supermarchés, des ronds-points, des centres des impôts plutôt que les sièges sociaux de Total, Amazon, Fnac, ou même le bureau du connard de patron qui file un Smic à tout le monde, qui râle sur l'URSSAF, qui roule en grosse berline, qui a une belle baraque ?

Et puis, on est pour la transition écologique, on l'affiche mais pas pour soi, enfin si, mais après que les “gros” aient commencé à montrer l'exemple. La transition écologique, cette grosse carotte moisie de capitalistes pseudo écolos pour laisser penser que nous pourrions tous échapper au grand effondrement et à notre extinction rapide en cours. Les gilets jaunes veulent continuer sans fin à barboter dans le consumérisme crasse, parce qu'ils revendiquent du pouvoir d'achat, du pouvoir d'acheter quand les ressources du monde sont épuisées de façon irréversible, quand la destruction de la biodiversité en phase terminale pourra au mieux se reconstituer en trois millions d'années selon toutes les études scientifiques. L'avenir n'est pas au pouvoir d'achat, l'avenir est à la résilience face à la mort complète de notre société de consommateurs en moins de deux décennies… En 2100, et même sans doute bien avant pour 95% de l'humanité survivante, les êtres humains seront revenus à la préhistoire, grattant le sol pour bouffer des racines, chopant quelques animaux survivants pour les mastiquer, croupissant sur des terres infestées de virus, de pesticides, de radioactivité et d'ordures recrachées par les ruines de notre civilisation éteinte. Les malades chroniques, les vieux, les enfants dans le ventre ou en bas âge avec leurs mères en malnutrition, les handicapés physiques et mentaux tomberont comme des mouches… Des milliards d'êtres humains agoniseront, rejetés des côtes par la montée des eaux, d'autres pilleront, violeront, bâtiront des petites seigneuries brutales pour se protéger des invasions. Autour des ressources d'eau, des oasis, des zones montagneuses sur lesquelles des espèces animales et végétales seront montées pour survivre aux sécheresses, à la perte de leurs moyens de subsistance… pour être détruite par une surpopulation de gens affamés.

Les gilets jaunes, clients de supérette, ne sont pas plus le peuple que ceux qui ne bloquent pas, ne bougent pas, ils sont juste et simplement l'ultime révolte difforme d'un monde qui est déjà mort.

3 décembre 2018.

Bon du coup, malgré mon opinion sur les gilets jaunes, j'ai kiffé samedi. Je me tâte à y aller samedi prochain à Paris! La gauche anti capitaliste a pris la main sur les gilets jaunes qui étaient de droite et d'extrême droite jusqu'au milieu de la semaine dernière. Depuis le peuple anti patrons a repris la main et les gilets jaunes initiaux, capitalistes nationaux et nationalistes ont créé les gilets jaunes dits modérés qui n'appellent plus à la lutte mais au dialogue... C'est surtout une réussite. Macron a laissé faire samedi pour faire flipper la majorité des gilets jaunes "historiques", c'est à dire de droite pour mieux servir la soupe et contrer les forces anti capitalistes qui veulent couler le système.

4 décembre 2018.

Normal que les gilets jaunes caillassent les CRS, ils sont payés au lance-pierre ! Le Medef qui « comprend les gilets jaunes » approuve les mesures du gouvernement. Bâtards. C'est vous la vraie cible.

Castaner : «Nos forces se sont heurtées à des scènes de guerre mais ne sont pas dans l'échec, à 19 heures, Paris était maîtrisé.»

Pauvre guignol, des scènes de guerre ? Elles étaient où les kalachnikovs, les grenades et les mitrailleuses ? Va faire un tour au Yémen que ton gouvernement a favorisé, bouffon et tu en verras des scènes de guerre...

6 décembre 2018.

Si on doit comparer l'acte 3 à quelque chose ce n’est pas à une guerre conventionnelle mais à l'intifada.

7 décembre 2018.

Tsunami de flics sur Paris demain. Les magasins de banlieue vont être pillés !

8 décembre 2018.

Les autorités bloquent Paris pour empêcher les blocages ! Apparemment ils arrêtent tout ce qu'ils peuvent avant même le début des manifs. On va se faire chier aujourd'hui. Et ils gueulent « Macron, des missions ! ». Y'a que des intérimaires chez les gilets jaunes ?! Si ça ne bastonne pas, j'exige qu'on me rembourse mon abonnement à la série Gilet Jaunes by BFM.

Un gilet jaune à qui on demande s'il est pacifique, il répond : « bah oui j'suis pacifique à c't'heure-ci ». Qu'ils viennent manifester en banlieue y'a pas un keuf à l'horizon ! Le coup de maître des gilets jaunes, c'est d'avoir bloqué Paris avec des vrais CRS ! Les blacks blocs vont débouler sur le périphérique, premiers gazages près des Champs. Ça va chauffer.

9 décembre 2018.

Bon c'est bon les Gilets jaunes ? On peut reprendre le grand effondrement et notre extinction mondiale tranquille ?! On a supprimé l'ISF parce que tous les pays qui l'avaient mis en place l'avaient supprimé parce que pas efficace. Je propose de supprimer la liberté d'expression car beaucoup de pays ne l'ont pas mis en place et ça marche super bien ! Je propose de supprimer l'état providence parce que tous les pays qui l'avaient mis en place l'ont supprimé parce que pas pertinent pour les dirigeants des multinationales. Je propose de supprimer les syndicats et les partis politiques parce que tous les pays qui en avaient et qui ont décidé de les supprimer ont des dirigeants bien heureux !
Les gilets jaunes attendent la parole du Roi ultra-libéral. Ce dernier a compris le message, il va baisser la dîme et la gabelle.

10 décembre 2018.

En gros les salaires moyens seront imposés pour augmenter le salaire minimum. Les patrons ne paient rien.

Un effort ça aurait été de foutre en taule tous les fraudeurs fiscaux comme les japonais l'on fait avec le boss de Renault Nissan. Ça, ça aurait été un effort ! Macron, c'est plus démission, c'est pendaison !
Au moins le jeu de Macron est clair : augmentation des bas salaires par l'imposition des moyens salaires, pas touche aux patrons et aux actionnaires. Des billes offertes sur la lutte contre l'immigration et maintien de la réforme meurtrière de l'assurance chômage car "Ce sont tous des assistés et des profiteurs". Bref Macron c'est à droite toute, et parle au GJ de droite et d'extrême droite uniquement. Il encule tous ceux de gauche... Acte 5, c'est parti.

10 décembre 2018

Putain j'espère qu'il y aura une saison 5 des gilets jaunes. J'adore cette série. #BFMGAULOIS. 1000 interpellés. 275 déférés au parquet. Et pas d'interpellations préventives donc illégales ? Tous à vos parloirs cathodiques, le Roi des Cons va parler.

11 décembre 2018

Réforme assassine de l'assurance chômage maintenue. Tous les travailleurs sont concernés. L'avenir n'existe plus.

Les français veulent retourner dans leur déni... euh leur train-train consumériste d'abrutis. Que les pauvres se taisent.

12 décembre 2018

Ça fait 30 ans qu'il y a des casseurs dans les manifs sociales. Si on avait dû arrêter ces manifs sous prétexte qu'il y a des vandales, il n'y aurait plus aucun mouvement anti libéral depuis 30 ans. Donc stop les appels à cesser les mouvements de colère populaire, stop à l'injonction de rester chez soi par les élites et les satisfaits du système. Stop à cet ordre anti républicain et anti démocratique de cesser de manifester! Les mecs de la Fédération Anarchiste venaient me voir pendant les manifs en tête de cortège et me disaient « quand on arrive devant les CRS, tu gueules CRS SS et puis tu les caillasses ». C'était entre 1990 et 1993. Ils me gavaient avec ce mot d'ordre, me suis barré de leurs rangs en disant à ces anars un peu trop directifs: « je n'ai d'ordre à recevoir de personne ducon ».

17 décembre 2018

Les gilets jaunes qui muteront en autre chose sont le signe de notre époque. On entend le terme de protéiforme pour le définir et c'est exactement ça. Des fachos, des gauchistes, des sans bords, des droitards, des socialistes, des écolos, des consuméristes, des campagnards, des rurbains, des banlieusards, des idéalistes, des nihilistes, des collectivistes, des individualistes, des athées, des croyants, des ouvriers, des patrons, des artisans, des chômeurs et d'autres composent ce mouvement puissant parce que très mobilisé, assez faible en nombre (pour les actifs) mais très massifs par les soutiens. Un mouvement protéiforme parce que vous ne trouverez pas les mêmes colères, les mêmes revendications selon que vous serez sur un carrefour à Marseille ou sur un péage sur la A1. Certains privilégient les barrages filtrants, d'autres les rassemblements festifs, certains usent du coup de poing tandis que d'autres crient leur pacifisme.

Dans ce contexte les médias traditionnels ou mainstream ne savent plus sur quel pied danser. Un coup ils soutiennent et extirpent des profils télégéniques ou radio-compatibles, un coup ils dénoncent les violences, certains propos non politiquement corrects proférés par certains. Ils sont déboussolés. Désorientés. Et ça fait dix ans qu'ils le sont, se désagrégeant à vitesse grand V sous nos yeux amusés.
Ils parlent des réseaux sociaux comme des gilets jaunes. S'ils sont à leur service, ils en font l'apologie, lancent des hashtags, se servent d'eux comme seule source d'information et de divertissement. Mais à l'inverse, ils les exècrent, crient aux fakenews, aux gens radicalisés, au café du commerce… Ils accusent les réseaux sociaux de détruire la démocratie, de faire monter les “populismes” (en gros la mentalité du peuple qu'on conchie) tout en affirmant qu'ils renouvellent la démocratie quand la cause est en accord avec eux (les printemps arabes, les #Metoo et autres pétitions en faveur de la sauvegarde du climat et pour le coup on entend parler du bon peuple, le mot “populaire” couvrant celui de “populisme”).

Les médias sont en fait en pleine déconfiture face à deux immenses planètes digitales qui se mènent une guerre sans précédent. D'un côté les élites mondiales ultra-libérales qui ont explosé les frontières des nations pour créer un empire de richesses en orbite au-dessus de la population mondiale et de l'autre des nuées de petits groupes humains, “protéiformes”, qui, grâce à internet et aux réseaux sociaux, ont trouvé une chambre d'écho unique dans l'histoire de l'humanité.

Deux faces d'une même pièce. Un monde global qui n'a qu'un objectif, celui de réaliser son rêve selon ses morales, ses contraintes et ses desseins et qui en fait ne fait que bâtir sa propre disparition.
L'ultralibéralisme n'est pas seulement un système économique cannibale, il est aussi une idéologie bien plus destructrice et meurtrière que le nazisme et le communisme réunis. Les élites politiques, financières, culturelles et militaires ne tendent qu'à une seule chose : imposer un modèle néo-féodal où ceux qui dirigent et possèdent ne doivent leur puissance et leur statut qu'au hold-up qu'ils mènent contre l'ensemble du reste de la population du monde.

Cette idéologie a gagné jusqu'à aujourd'hui parce qu'elle était également “protéiforme”. Des élites de Walt-Street à celles de Riyad en passant par celles de Moscou ou de Brasilia ont su imposer un modèle standard de dérégulation économique, autrement dit légaliser le détournement d'argent public en l'adaptant à leurs spécificités locales… En France ce furent Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande qui s'y sont collés. Désormais c'est à Macron de ficeler le projet : tout le monde paie pour enrichir la nouvelle noblesse du monde (gel des salaires, destruction des services publics, verrouillage des modes électoraux, des territoires, lois liberticides et criminalisation de la liberté d'expression quand elle sort de l’acceptable, etc.). Problème, internet, cette grosse toile ressemblant à un cerveau global souffrant de la complexité des neurones et synapses qui le composent.

Les blogs- émergence du net 2.0- puis les réseaux sociaux ont fait naître des courants sans frontière, des innovations pour les modes de vie de chacun (commerce en ligne, sites de rencontres,...) mais aussi le retour en force d'un monde de villages, de communautés, de tribus, de clans, de courants idéologiques,... C'est l'explosion du capitalisme à papa et l'ébranlement de la doxa ultra-libérale. Le peuple n'existe pas. Les nations existent sur la base de fables et légendes collectives mais aussi de langues communes, de coutumes, de folklores et de traditions. Mais surtout ce sont des unités minuscules qui ont pu recréer le lien. Des unités aux affinités communes, aux combats, souffrances, idées et religieux communes.

L'empire ultra-libéral mondialisé n'a d'autre choix que de comploter (et oui) en manipulant les esprits, en rigidifiant les lois, en instaurant des régimes autoritaires aux visages humanistes, du moins pro-peuple.

Ce peuple qui n'est qu'une pitrerie intellectuelle enracinée à tous les niveaux de la société est une arme ultime de contrôle quand le fric et la société du spectacle sont arrivés au bout du bout de leurs objectifs de contrôle.

Les gilets jaunes ne sont pas UN, ils sont effectivement protéiformes, une galaxie de millions d'étoiles chacune à bonne distance les unes des autres mais formant une voie lactée prête à s'effondrer sur elle-même dans le trou noir qui constitue son cœur. La lutte est de Un (l'élite mondiale, nouvelle noblesse féodale) contre tous (un tiers-États plaqué au sol par la vénalité et l'arrogance insatiable des nouveaux seigneurs).

Nous sommes à un tournant, du moins un virage pris à deux cents à l'heure par un bolide aux freins défectueux et à l'axe de direction brisé.

20 décembre 2018

La concertation qui s'ouvre suite au mouvement des gilets jaunes est simple. Il s'agit pour le gouvernement, aguerri aux méthodes actuelles de management dans les entreprises et pas mal de services publics de reprendre la main. Vous entendrez beaucoup dans la bouche des membres du gouvernement des termes tels que "concertation", "co-construction" et autres formulations “sympas” et “inclusives” pour chacun des participants. Il y aura des réunions, des kiosques (ça fait plus convivial), des groupes de travail (ça fait sérieux) où chacun sera libre de s'exprimer dans un rétro-planning très ajusté et très cadenassé. Jusque-là tout va bien.

L'important dans un premier temps est de laisser travailler les chargés de projets, les maires, les attachés de tous poils. Sur la base du volontariat, les participants “co-construiront” les évolutions sociales et démocratiques de demain. L'important est que dans ces assemblées, il y ait un dosage parfait : quelques gilets jaunes, quelques syndiqués, quelques acteurs du secteur associatif et surtout beaucoup de foulards rouges, de sympathisants LREM, MODEM et LR. Ceux qui mèneront ces réunions auront une feuille de route.

Je vais essayer de faire simple : on commencera par des tours de table, avec viennoiseries et café offerts. Pour les non-initiés, se présenter devant une assemblée est assez intimidant surtout quand on ne connaît pas les autres. La “feuille de route” sera ensuite (ou avant le tour de table) exposée par un ou plusieurs animateurs aguerris à l'animation de groupe de co-construction (bah oui, c'est un métier).
Au fil des semaines, grâce à des discussions menées autour de thèmes divers qui auront été listés dès le départ, avec des travaux menés en groupes entiers, en sous-groupes (on laissera croire que l'on améliore l'organisation des réunions à chaque séance pour que “chacun puisse s'exprimer en toute liberté et participer pleinement à l'élaboration du projet”), il sera conçu des modules, des innovations, des méthodes, des projets de loi.

Peu à peu, à force de viennoiseries, de petits cafés, de pause clopes ou de cigarettes électroniques ensemble, une sorte de syndrome de Stockholm contaminera tous les membres des groupes de travail. Des affinités se créeront, les préjugés d'hier tomberont, remplacés par un respect mutuel. Ça avancera tranquillement jusqu'à l'issue… C'est à dire jusqu'à des prochaines élections. De nombreuses propositions seront faites et seront au final pseudo innovantes. Car, il faut le préciser, les animateurs des groupes avec leurs chefs de projet auront toujours une longueur d'avance sur les petits rebelles (gilets jaunes et autres) : ils connaîtront les lois, les contraintes budgétaires et les obligations diverses. Le rebelle dira : plus de démocratie ! On lui expliquera que oui, il en faut mais on le noiera dans un lac d'argumentations difficilement “contrables”.

Au bout du bout, chaque groupe de travail (des milliers en France) arrivera à des conclusions, des propositions (tout ça sera fait avec des outils de management efficaces tels que des bêta plans, des brainstormings des ateliers appuyés par des “experts”.

La somme des travaux des milliers de groupe sera apportée à des supers chefs de projets qui en feront la synthèse. En gros : le gouvernement a déjà aujourd'hui la plupart de ces résultats en tête, du moins ceux qui seront communs à tous les groupes de travail. Pourquoi ? Parce que l'homme, ce mouton, quand il est bien entouré d'un berger et ses chiens aux allures empathiques, va toujours vers le pâturage où on souhaite l'emmener. Dans le cas de figure présent, certains moutons se sont égarés et sont sortis des sentiers battus, ils seront donc réintégrés et conduits vers un nouveau vert pâturage qui n'attendait plus qu'eux.

Au terme de ces mois de “concertation”, les participants de tous bords auront “co-construit” les innovations sociales et démocratiques qui auront été pensées bien en amont. Il n'y aura rien de révolutionnaire mais simplement des évolutions qui feront plaisir à la majorité paresseuse et goinfrée de la société.

20 décembre 2018 

Bon en gros si tu tabasses des manifestants tu gagnes 150€ de plus par mois. À la prochaine Manif, je défonce des manifestants !

22 décembre 2018

Un gilet jaune : « Notre revendication aujourd'hui, c'est de se faire entendre ». Ça sent le vide intergalactique là...

24 décembre 2018

C'est fini l'insurrection du samedi ?

29 décembre 2018

Traiter tous les gilets jaunes de fachos, c'est aussi con que traiter tous les gens de télé d'inféodés aux oligarques qui les financent non ?

03 janvier 2019

Drouet, qu'on l'aime ou pas est le symbole de la vengeance de l'oligarchie qui nous dirige. Ce gouvernement invoque l'état de droit pour justifier cette arrestation... L'état de droit ? Qu'ils viennent l'appliquer dans mon quartier occupé par des lascars qui sont libres de tout niquer sans qu'un seul flic n'intervienne ou n'arrête aucun d'eux depuis deux ans. L'état de droit ? 100 milliards de fraudes fiscales avérées par des milliardaires qui s'en battent les couilles précisément de l'état de droit. Là pas un keuf pour les mettre en état d'arrestation... Alors maintenant ça suffit. Se soulever est la seule solution, point barre !

04 janvier 2019

Je discutais avec un haut gradé de la police récemment et il me disait qu'en gros on n'agissait que contre ceux qui sont susceptibles de se plier à la loi dès la première intervention. Que pour les banlieues compliquées comme la mienne, on laisse faire parce qu'on ne veut pas que la police soit accusée de bavures, et pour éviter les représailles du quartier. Il a ajouté que les lascars ne respectant aucune autorité et aucune loi, il était préférable de les laisser faire. En gros, on abandonne des quartiers (toujours pauvres et uniquement avec des locataires du parc social qui ne l'ouvrent pas, ne votent presque pas et croupissent dans leur bauge) aux mains des lascars pour préserver les villes et quartiers de classe moyenne propriétaire et les quartiers riches. Ça fait plus de trente ans que c'est ainsi (et sans doute plus encore).

Alors ces bouffons du pouvoir qui invoquent l'état de droit pour arrêter Drouet (que je ne soutiens pas idéologiquement mais qui a le mérite de tenir la barre de la lutte) et qui laissent la totalité des villes pauvres aux mains des mafias sont à mes yeux des crevards qui méritent d'être destitués de gré ou de force.

L'état de droit est un mensonge, une fable, la République est une fiction, un leurre. La Nation est une mythologie, un substitut à Dieu supprimé des esprits.

L'état de droit qui laisse prospérer la fraude et l'optimisation fiscale, l'état de droit qui laisse les Balkany se goinfrer d'argent public, l'état de droit qui procède à des arrestations préventives, l'état de droit qui interdit l'accès aux établissements publics bourgeois parisiens aux jeunes défavorisés, l'état de droit qui met des effectifs de police en sur-nombre dans les quartiers bobo et bourgeois réacs, l'état de droit qui autorise la vente de prothèses toxiques, l'état de droit qui met en place des rétro commissions pour les ventes d'armes, l'état de droit qui procède à des assassinats ciblés dans le monde, l'état de droit qui modifie les lois pour rendre des pratiques mafieuses tout à fait légale (loi renseignements par exemple), l'état de droit qui laisse crever des milliers de personnes dans la rue, l'état de droit qui laisse à Bruxelles ses prérogatives budgétaires, monétaires et législatives, l'état de droit qui exproprie des paysans ou des petits propriétaires pour construire des centres commerciaux ou des aéroports, l'état de droit qui se soumet à tous les lobbyings de l'oligarchie...

L'état de droit est un trompe-l'œil contre lequel il faut se battre. Gilets jaunes de tous bords, et bien d'autres le savent et sont traités de radicaux, de fachos, de débiles, ils sont piétinés, humiliés parce que "l'état de droit", cette belle formule, est le tapis sous lequel on cache la poussière toxique (pour les maîtres) du monde réel d'une frange de plus en plus grande de la population.

04 janvier 2019

Les médias mainstream sont des auxiliaires de police...

04 janvier 2019 (encore)

LREM : FORTS AVEC LES FAIBLES, FAIBLES AVEC LES FORTS.

05 janvier 2019

Il y a un peu plus de deux ans j'écrivais ça... Il est donc temps... Ce texte date du 12 septembre 2016.

"J'ATTENDS CE FRÉMISSEMENT QU'ON APPELLE INSURRECTION" :
Moi je veux une procédure de contrôle aussi: j'ai zéro épargne. C'est bizarre non ? Ben non bande de connards de bourgeois du gouvernement et du parlement, je suis un français dit "de classe populaire", propriétaire de rien, aux revenus merdiques, au logement social flingué par les désaxés qui grouillent dans les milieux populos, en banlieue parisienne en particulier. Je fais partie de ces millions de français pour qui l'état d'urgence social n'a été déclenché par aucun bourgeois élu. Alors vous me direz: "pourquoi ne pas te présenter à des élections ?". Précisément parce que je n'ai ni votre pognon ni vos réseaux verrouillés de petits seigneurs. J'attends. Je ne vote plus depuis longtemps et j'attends. J'attends quoi ? Peut-être que ça frémisse... Pour quoi ? Pour construire un joli monde de paix et d'amour sur le modèle des bourgeois libéraux socialistes parisiens ? Non. J'attends ce frémissement qu'on appelle insurrection pour vous foutre dehors manu militari, sans autre forme de procès. Vous contraindre par le pillage légitime de vos biens acquis à la sueur des fronts des autres. Vous expulser, vous appliquer la déchéance de fortune mal acquise et vous conduire à vivre dans ce qui vous fait le plus peur: nos quartiers populaires, avec les déglingués, la pisse dans les escaliers, les mal-soignés, les chômeurs de longue durée, les immigrés et les français de seconde zone...
J'attends. Et quand ça frémira, j'irai avec eux, contre vous, peut-être même pour fonder une vraie République...

05 janvier 2019

Les chiffres de mobilisation du gouvernement, laissez-moi rire.

05 janvier 2019

Par contre pas de dédain pour les gilets jaunes qui effectivement ne maîtrisent pas la langue et font des raccourcis idéologiques mais qui sont les seuls à lutter physiquement contre les fils de pute qui nous dirigent. Se foutre de leur "bêtise" revient à la même chose que se foutre des immigrés qui ne maîtrisent pas les codes de la société française. Pour moi, il n'y a pas de distinction à faire. Le "fascisme" de certains blancs gilets jaunes est la même connerie que l'islamisme de certains immigrés ou le racisme anti blanc d'autres.

Tout ça n'est que du mépris pour les petites gens comme on dit, du dédain, du mépris des « biens éduqués » et des biens lotis pour ceux qui n'ont jamais eu accès à « l'éducation ».

Aujourd'hui, en France, en banlieue comme dans les campagnes, des êtres humains qu'on considère comme des sous hommes se soulèvent... Qu'ils ne s'aiment pas, peu importe, les classes moyennes et les bourgeois ne peuvent pas se saquer puisqu'ils vivent avec des digicodes, des barrières, des privilèges matériels qui leur donnent l'illusion d'être au-dessus de tous les autres êtres humains, les "sous prolétaires" comme les appelait Karl Marx.

06 janvier 2019

J'aime bien la boxe de rue...

06 janvier 2019

Tir illégal de flashball sur homme seul mains levées : acceptable. Boxeur filant trois patates dans la gueule d'un CRS casqué avec bouclier : violence inacceptable. Tabassage d'un gilet jaune (noir en l'occurrence hein, super facho le mouvement hein) à Toulon: acceptable. Un gilet jaune sans gilet jaune (Drouet) se baladant sur les trottoirs pacifiquement, arrêté sans motif légitime : acceptable... Etc.

06 janvier 2019

Bon alors si on écoute les élites bourgeoises et médiatiques, on peut être en colère mais dans le calme !
06 janvier 2019

80% des français pour le référendum d'initiative populaire, 77% pour le rétablissement de L'ISF. Réponse de Macron : allez tous vous faire enculer.

06 janvier 2019

Boxeur frappant un gendarme: direction justice. Jeune noir gilet jaune sous contrôle tabassé par un flic : légitimité. Ça va très mal.

07 janvier 2019

Remarquons que les journalistes mainstream sont toujours derrière les lignes ou un peu à l'écart des violences. Jamais dedans. Ceci expliquant cela...

07 janvier 2019

Je zappe deux minutes sur BFMTV et là j'entends le présentateur faire la morale à l'ex entraîneur du boxeur. Auxiliaire de keufs.

07 janvier 2019 : Macron n'arrête pas de traiter les français de cons et comme des cons. Pourquoi devenir président d'un peuple de cons ? Vous avez 4 heures (calculette autorisée si elle accepte les milliards).
08 janvier 2019

Il y a des racistes, des homophobes, des débiles, des suivistes mais aussi des collectivistes, des gauchistes, etc. Mais à la couleur populaire.

Le peuple va là où il se sent écouté. Aujourd'hui à gauche il n'y a que des faqueux déclassés. Pas des populos nuls à l'école, des manuels, les trimeux, les beaufs comme on dit. Ils n'ont pas une vision complexe du monde. Comme les africains qui arrivent péniblement en Europe juste parce qu'ils viennent trouver une vie meilleure.

Le socialisme s'adressait à eux. Maintenant il s'adresse à des gens bien éduqués. Mais qui n'ont que des activités parasitaires.

En gros ce sont des gilets jaunes quoi.

J'ai tellement échangé avec eux depuis un mois. Je suis dans le groupe de Drouet. Ce sont de bonnes personnes. Généreuses et qui manquent beaucoup de réflexions mais généreuses et franches, sans chichi comme tous ceux avec qui j'ai vécu durant toute mon enfance. Je m'en fous des immigrés. Ils sont mieux accueillis en France que dans la plupart des pays Occidentaux. Ils ne seront jamais menacés par le peuple. Seulement par les fachos politiques à qui beaucoup de populos donneront le pouvoir faute de vrais socialistes.

Le socialisme c'était pour eux, pas pour des péteux de classe moyenne bien éduqués comme nous.

09 janvier 2019

On résume : augmenter les sanctions pour toute manifestation non déclarée, tirer sur les manifestants, ne pas aborder le sujet de l’ISF au débat national.

Rappelons quelques points de vue exprimés du président de tous les français :

- Les gilets jaunes sont une foule haineuse et fasciste qui veut détruire la France.
- "Bien souvent, la vie d'un entrepreneur est bien plus dure que celle d'un salarié, il ne faut pas l'oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. "
- "Vous n'allez pas me faire peur avec votre Tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."
- "L'économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires."
- "Pour qui cette réforme est-elle bonne ? Elle est bonne pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer dans les transports en commun parce que le train est trop cher. Donc quand on me dit, 'les pauvres voyageront en autocar, j'ai tendance à penser que c'est une caricature, mais les pauvres qui ne peuvent pas voyager voyageront plus facilement [...] parce que l'autocar c'est 8 à 10 fois moins cher."
- "Il y a dans cette société (Gad), une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées, pour beaucoup on leur explique : 'Vous n'avez plus d'avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 kilomètres !' Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire, on va leur dire quoi ?"
- «Une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien»



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