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Le souvenir de la Terre

J'avançais avec des gens, c'est comme ça que l'on appelle ces êtres sans forme mentale que l'on croise sans cesse. Des sortes d'êtres humains pour qui l'on n'a aucune affection, aucune haine, à peine perçoit-on leur caractère vivant. Des atomes constituant une rivière d'eau boueuse. J'avançais avec ces gens, des dizaines au maximum sur ce chemin escarpé qui nous menait vers une destination inconnue. Des nuages très bas, une fraîcheur humide se mêlant à la sueur imbibant des vêtements crades. Je ne sais pas depuis combien de jours nous marchions. Il n'y avait plus qu'un jour, un seul, qui revenait chaque fois que je sortais de ces nuits sans sommeil. Les nerfs tendus, la peur, l'angoisse. Nous marchions sur les pentes abruptes de montagnes de je ne sais quel massif, de je ne sais quel pays, de je ne sais plus quelle planète. La Terre, sans doute, peu importe. Le souvenir de la Terre. Des souches d'arbres arrachés, des touffes d'he…

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