
On ne se pose plus de questions, nous glissons, nous flippons, nous voyons bien que ça tombe, que ça rebondit sur des parois abruptes. On voit bien que nous sommes le petit personnel des machines, des algorithmes, la vessie pleine, l'envie permanente de dégueuler, nos avenirs réduits à la portion congrue de l'espoir. Le fou est devenu la conscience, l'analyse, la vérité. Le fou qui crie, le fou qui guette, le fou qui tue, le fou qui fait semblant d'être fou. Il est le seul qui ne peut être exploité par la machine. Il est le seul qui n'obéit pas, qui refuse, qui brise. Le fou fait des bulles avec sa salive et savoure, sans s'asservir, la vue sur la masse informe des honnêtes gens, de "ceux qui se lèvent tôt", de ceux qui paient leurs impôts et l'acompte pour la place de camping des vacances.
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