Cette nouvelle lubie bourgeoise
Il fut un temps où dans les hôtels d'un certain standing, on mettait des écriteaux où ils demandaient aux clients de consommer raisonnablement l'eau de la douche, du robinet ou des toilettes.
C'était le temps de l'environnement qu'il fallait à tout prix protéger, cette nouvelle lubie bourgeoise consistant sans cesse à militer pour une cause afin de tenter de ressentir la vie. Une parenthèse, une mode délicieusement Insipide qui parvint à réjouir cette classe sociale... Avant qu'elle se lasse à nouveau.
Ce fut un temps assez bref si l'on y pense aujourd'hui.
Ce jeu si amusant à vivre, en qualité de oisifs, de profiteurs et d'affreux mythomanes, consistant à l'usage immodéré de la rhétorique tournant autour de la valeur travail. Quel pied de dire à des trimeurs et des galériens que le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont la valeur travail et ceux qui sont des assistés.
On ne faisait jamais vraiment l'affaire.
Les modèles, les héros, les experts, les leaders, les entrepreneurs, ceux qui ont la valeur travail étaient invisibles. Certains d'entre eux croupissaient dans des tentes dégueulasses sous des ponts. C'était la lie de la société que certains voulaient défendre et aider et que d'autres voulaient faire disparaître.
Les plus futés étaient toujours quelqu'un d'autre, jamais soi.
On se déguste le fondement mutuellement.
J'ai réalisé trop tard...
Dévasté par ces bribes d'une autre réalité que l'on nomme passé.
La vie m'avait glissé entre les mains.
J'étais loin de la R15 et le chien sur la banquette arrière.
On n'est plus très sûr.
Peut-être même que je suis seul et fou.
Un jour peut-être, j'aurai à nouveau faim.
Mais à force de ne pas se voir, de ne pas se toucher, de ne plus se parler, de s'ignorer, on a fini par s'oublier, par se délier les uns des autres et même se déconstruire.
Tout ce petit monde réglait ses comptes, en bataille rangée, dans l'autre monde, celui qui nous absorbait lentement. Ils étaient les plus arrêtés, tabassés, et noyés dans la violence de leurs errances.
Leurs avis aussi éclairés qu'une étoile morte.
Mais c'était trop tard.










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