Give me Love
Le matin, je me lève dans cet état. La main molle sur mes bijoux, l’œil solitaire fixé sur le réveil…
Il faut pianoter, chercher la télécommande pour me shooter de peur et de rancune.
Tous les arc-en-ciel me voudront, mais ne m’auront pas bien qu’ils me fassent vibrer.
Je suis sensuel, le tube collé aux hanches.
Je suis le refrain de l’été et l’éternel humilié du quartier.
Avec mon tee-shirt Death in June au pays de Jul, je me déhanche, écouteurs dans les oreilles…
Ce soir, je sais que je suis une proie. Une vieille proie mais une proie quand même.
Mon 501 saillant, mon petit ventre mais juste ce qu’il faut, la salsa de mon corps sur Give me Love.
Je scrolle dans la masse de mes fantasmes, les tas d'ordures que sont mes fantasmes pour m'inventer puis vivre ce que je me suis inventé. Je serai la proie devenue ombre, l'ivrogne collé au bar qu'on aperçoit à peine, qu'on lit comme une relique abîmée par les abus et le temps, le temps d'une nuit où je désactiverai ma mémoire...










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