
Ce qui ne tue rend plus boiteux, souffrant, mal à l'aise. Certains sont impatients que cette fin du monde se réalise dans les plus brefs délais... Mais ils sont si peu nombreux. Dangereux mais peu nombreux. Les plus dangereux sont plus nombreux, masse informe grouillant dans le corps sur dimensionnée de l'Humanité, ignorant sans relâche la catastrophe qui va les détruire... Plus dangereux et hypnotisés par les champs hypnotiques des élites assoiffées de puissance, d'argent, de bains bouillonnants, de parties fines suintant le crime... Elles s'empiffrent et vendent l'idée dégueulasse que tout le monde devrait aussi s'empiffrer sur le corps agonisant de la vie terrestre. Et puis merde, j'en ai assez de prévenir, de tourner cette ritournelle sans fin dans ma tête. Moi aussi je vais m'empiffrer, moi aussi je vais entrer dans leurs rangs pour profiter de leurs âmes sèches, de leur perfidie, leur vénalité et surtout commettre l'impensable sous la protection de leurs milliards, de leurs troupes, de leurs cuisses juteuses... Qu'est-ce que ça change ? L'immoralité, je m'en fous autant que de la moralité. Quand il n'y a plus d'avenir, il n'est plus temps de nettoyer les traces de nos crimes.
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