Leurs drones kamikazes
Cette fibre servait à deux choses : tout d'abord compléter l'immense filet anti drones qui couvrait déjà le quart de notre village. Ensuite, pour la fixer aux drones que nous avions pu conserver. Cassidy Micky n'en avait rien à foutre. Lui n'avait qu'une idée en tête : se doucher et se coucher... Ses muscles étaient en acier. Taillé comme un samouraï punk, je voyais en lui la liberté. Ses incisives pointues lui donnaient un air de vampire junky. La nuit, son corps sculpté bleutait sous la lumière de la pleine lune... Le dortoir ronflait. Je ne parvenais jamais à m'endormir avant minuit, y compris en période de tranquillité. La peur ne me lâchait pas, elle s'agrippait à mon corps tel un mollusque à ventouses.
Mes yeux s'ouvraient toujours les premiers. Endormi et solide, Cassidy Micky se réveillait d'un coup, d'un seul, putain le bonhomme ! Putain de liberté. Sans attendre, il descendait en quatrième vitesse pour commencer ses exercices de force dans la cour arrière. Ça lui rappelait le temps où il allait au stade avec les copains. Les bastons, les bières, les rigolades et les engueulades.
« On était bien, mais on se plaignait tout le temps. On se rendait pas compte que ça ne serait plus comme ça ensuite, tout le bordel, tout le monde contre tout, contre les uns, contre les autres... »











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