Fonzie avait les deux mains coupées. | 15 octobre 2008
Ceci est un texte préparatoire à une nouvelle chronique de Robert de Niro n'est plus un héros:
Des douzaines de mains sur son corps excité...
Le bras rouge de son tissu de pull. Elle attend, les index en croix sur les genoux, ses bas de vieille, ses bas beiges épais qui sentent une autre odeur. Celle du temps. Tiens. Marie-Hélène met des parfums, regarde le journal de TF1. Marie-Hélène est la tante d'un garçon de 32 ans qu'elle ne voit plus depuis longtemps, peut-être 15 ans. Plus encore. Elle a un frère qui fait semblant de ne plus la connaître. Ce frère avait des biceps d'acier avant qu'un train ne lui tranche les deux bras. En 1960. Où l'on pensait que les guerres les plus atroces étaient quasiment derrière. C'est la mémoire qui se dilate et il ne sait plus le visage de son père.
Marie-Hélène est pas un personnage. Et se caresse avec des patates douces et arrose ses plantes à la perfection. Dans son frigo lourd, à l'américaine des années Fonzie, il y a du gruyère. Mais elle n'en mange que la couenne: dure et très odorante...
A suivre...
Andy Vérol











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