Il ouvre la bouche pour gober l'air (y a pas mieux comme titre ce matin. Ben non). | 17 octobre 2008

Mais cette maison sentait la tristesse. Les mots ne lui venaient pas. Un chemin au milieu, avec des graviers, de la caillasse, des mauvaises herbes et des canettes de soda rouillées. Le clapoti des micro-vagues de l'étang - ils pêchaient tous les dimanches dans l'temps. Ils attrapaient le brochet après six journées de boulot dans les usines de fonte où le feu des fourneaux déchirait des lambeaux entiers de leurs espérances de vie. Quand tous avaient été surpris par le fait de ne plus partir loin en vacances, elle restait là, depuis toujours, sans doute pour toujours (le mot "toujours" n'a jamais été approprié à la vie et sa taille)...
Morceau d'un texte que je n'ai ni commencé, ni terminé.
Andy Vérol

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