J'avais joui dans une copie mal faite de Marylin Monroe | 03 juin 2010

« Elle m'a épuisé, je te jure, je suis mort... »

Je parlais aux murs de ma chambre... Des murs couverts d'un papier-peint blanc effet crépis... Jocelyne puait sur moi. Son corps n'était plus là, mais l'odeur de son stupre, de sa sueur, de son eau de toilette vanillée me couvraient. La mémoire de son visage laid... Le pire étant le souvenir de ses baisers pleins de langue, de rouge à lèvres, de léchouilles saliveuses qui m'avaient fait bander, mais qui, a posteriori, m'écœuraient... La honte me submergeait comme tout mec qui n'avait pu résister à l'appel de sa queue. J'avais joui dans une copie mal faite de Marylin Monroe, j'avais vidé mon trop d'envie dans une sous-marque. Je n'avais même jamais fantasmé sur la star américaine auparavant... et pourtant, pendant que je m'essoufflais dans Joselyne, la pensée de baiser un sosie version représentante syndicale, avait quelque chose d'explosif...

Extrait du roman en cours d'écriture: Le Goût Amer de l'Amande
Andy Vérol

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