Je suis un homme clitoridien (non retenu) | 25 octobre 2010

Il riposte le gros. Il riposte, il tape. Daddy tombe par terre, la poussière, la salope. Des poussières. Je n'ai pas peur, les supermarchés sont fermés le dimanche. Il lui colle un coup de rangos dans la face. Fait semblant de partir, se retourne et récidive. Il est vivant. Vulveux de la bouche, ce type est prétentieux dans la baston. « Sale race de nègre de merde ! ». On ne sait pas ce qu'il voulait. On savait si. On savait qu'il voulait faire le plein. On désosse quand on se bastonne. La France est un récipient plein de mites, un trou gorgé d'os, une plateforme où s'écrasent les idées tarées des républicains démocrates. Daddy gémit comme une ingénue qui jouit, genre géant s'effritant au sol, transpirant, suant ce saoul provoqué par les nerfs.
« Lève-toi, j'suis méchant... »
J'en ai marre d'écrire, je ne trouve pas les mots, c'est comme choisir entre deux calendos dans le rayon frometon. Ecrire, c'est choisir, vivre, c'est se paumer. L'anarchie, c'est pour se planquer. La poussière donc, petit ange, petits murs de brique, ça ne ressemble à rien, ça ne dispense pas de se déchirer par le feu. Daddy saigne du pif, peste et se rue sur le gros (Des trottoirs de vulves gluantes encadrent désormais les routes de bitume). Les coups pleuvent, tu ne lis pas assez, tu ne lis pas, Daddy, les écrans, Malik et la pipe entre les arbres. Dans les peaux d'échappement, la peste produit du pue qui empeste au travers de l'épiderme. Daddy retire son tee-shirt. Les muscles, ah putain, les muscles de daddy, son cul bombé à faire bander les sexagénaires du Front National... Choisir entre la fièvre et l'infarctus. J'arrête sa main qui plonge le couteau dans le gras du bide... Daddy essoufflé, friable, beau, sensible dans la violence. C'est naturellement que les mots viennent. La carcasse de la voiture ressemble à une vessie boudinée...
Extrait non retenu de Je suis un homme clitoridien
Andy Vérol

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