Le JT de 13 heures de TF1: flatulences. | 11 juin 2010
Attention les mains, je passe le chiffon imbibé de produit désinfectant sur la télécommande. On me dit tout dans la télé, on me dit tout dans Internet. Si je ne me connecte pas, ne me scotche pas devant les écrans, je ne sais rien, je ne comprends rien au monde. Je vis ailleurs, je jouis dedans, j'ai des amis qui me disent que je pue, que je ne sers à rien... Serré à rire. Errant. Les manipulateurs portent de beaux costumes, parfois sont-ils fringués « dé con tract' ». Ils sont « experts », ils sont « spécialistes », ils sont « avertis ».
Jean-Pierre Pernaud enfile son calbut'. Il a le cul avachi. Il sent très fort de cet endroit. En se dirigeant vers la salle de bain, il me balance, vindicatif : « Tu fermeras ta gueule La Vérole, sinon t'es mort. »
Je pense à « Combien ça coûte ? », au JT de 13 heures. Je pense au fric qu'il se met par tous les pores de la peau de son vieux corps.
Je pense à « Combien ça coûte ? », au JT de 13 heures. Je pense au fric qu'il se met par tous les pores de la peau de son vieux corps.
« Je dirai que c'est de la diffamation Andy ! ». Il braille sous la douche. J'allume la télé et zappe. On se demande parfois si les mecs comme lui regardent d'autres chaines que la sienne. C'est un mec de droite, qui paye bien. C'est un médiocre qui n'a aucune forme d'intelligence concernant le monde contemporain (Ce ne sont pas des insultes, mais mon opinion). Jean-Pierre Pernaud aime se faire enculer par des écrivains hardcore. Pas seulement des écrivains, des keupons, des merdeux, des lascars de banlieue, des racailles, des voyous. Son truc, c'est de se faire mettre par ceux qui dénigrent publiquement à la télé.
Ça me gratte. J'éteins la télé. Mon ordinateur est allumé. J'ai tout sur Jean-Pierre. Des sites, des news, des potins, sa façon de penser, sa mentalité. Des années qu'il trône dans le petit écran, comme on pousse sur la cuvette des chiottes. Sa merde, il l'appelle « information ». Ses arnaques, il les appelle « déontologie ».
Dans le miroir de Pernaud, on voit le visage de la truanderie. Les traits sont méchants, tendant vers l'affreux. Mes paupières se décollent difficilement. Jean-Pierre revient, à poil, le gland légèrement gonflé. « Tu vas m'en remettre une petite merde... ça me plait qu'un raté comme toi m'en foute plein le cul... »
L'instant est cauchemardesque. Et pour ne rien arranger, un morceau de Manu Chao tourne en boucle dans ma tronche...
Les nuits sentent la propagande et les flatulences du maître du JT. Les journées vers 13 heures surtout.
J'éteins encore la télé. Zappé de la Une à la Dix-huit. Les gens de la télé remplissent mes nouveaux cauchemars.
Andy Vérol











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