Je suis un homme clitoridien (suite) | 05 février 2012

A mon avis, c'est une prof de français de province qui a eu son poste en Seine Saint-Denis et qui craaaaqueee!  Des belles bleues dans la coque d'une marmite. La fille s'avance et arrache sa peau, ses seins dégoulinant en viande sur sa boudine un chouia grosse... A l'île, les mains mettent des bises violentes sur la joue des jeunes hommes... Le téléphone, les mains qui tremblent, forcer un barrage de flic. Je

N’en

Suis

Pas


Capable.

Au meilleur suffit les gifles… Sur les dents du dieu s’assoit la bidoche molle tout juste décongelée… Daddy diurne au lit et nocturne à poil sur la route principale, tandis que les montagnes gesticulent sur les nuages figés par les vents. Allo. « Tu pourrais me répondre ». Une veste en cuir verte posée dans l’entrée. Je suis descendu nus pieds. Le sol était froid. Un homme s’était introduit dans la maison.
C’était il y a
Cinq minutes.
Je campe les guiboles maigres et poilues dans l’interstice de la porte en ersatz de bois.
Des bêtes invisibles font du bruit dedans elle. Un légume marron se flasque sur le matelas à daddy. Allo ? Je ne sais jamais si c’est lui à ces moments-là. L’esprit « lâche » du leste. Sa cul dodu je crois, à moins que ce soit sa tête, ou bien son talon. Elle secoue la matelas, ma papa déguisé, elle fait la maman j’crois… tout le monde remplace tout le monde. Allo ? Dedans, dis dedans j’approche. A la taille du grenier où papy s’est pendu. Allo ? Je tombe. Il ronfle… J’apache le cowboy français, j’indigène l’indigeste daddy à dindon, la trouille à fifi, les fleurs à maman, le cadeau de la fête des mères : des mains taillées au cutter dans un baril de lessive… Allo ? J’approche, et m’effiloche, me féminise, me ventripote, plané par la boule à ventre, la crevasse à peur… Le légume marron mou mime le calme et se retourne violemment… aspiro à gingembre, la gueule nocturne à daddy, ses mains à larges paumes et doigts droits comme sciés par la sauteuse… Un coup d’griffe. Allo ? J’avance. Un room en guitare, une bête à la tête en oblique dessinée sur le mur par la lumière de la lune. A luire, l’élan frise le feu. Allo ? « Des petits nègres qui rigolent dans des algues vertes, y sont tout maigre, Allah lance des coups d’boule dans la visage à blanc »… Allo ? Je m’arrête, et je me fige, et je me réveille, et je fais demi-tour juste avant l’instant où j’allais clamser sa tête avé le p’tit marteau… Encore un vent gelé sur le dos. J’irai dormir dans la surgelé de mon lit/barque… Cris des lattes de parquet. Je rebrousse chemine… Allo ?

Extrait de « Je suis un homme clitoridien ». Roman en cours d’écriture depuis 2008.

Andy Vérol

Commentaires

Articles les plus consultés