Je n'annonce pas une crise, j'annonce l'extinction complète de notre civilisation
Je fais partie de ceux qu'on appelle les déclinologues. Un nouveau terme est venu s’agréger à ça, plus à la mode: collapsologue. Je me suis toujours considéré comme un réaliste qui se documente, lit beaucoup, et pas seulement des romans. Depuis l'adolescence, je suis un vrai passionné d'économie, et je me coltine des tas d'articles de presse spécialisée sur le sujet ainsi que des livres d'économie pure. J'ai développé une forme d'expertise -même si je ne suis pas un professionnel- qui m'a toujours conduit à anticiper les différentes phases qu'on appelle "crises" mais que j'appelle "marche vers le bas de l'effondrement". Je ne suis ni morbide, ni lugubre, ni affamé de malheurs. Bien au contraire. Mais mon cerveau est fabriqué pour s’intéresser au réel. Quand je publie des articles sur l'assurance chômage et ses conséquences, sur les variations géopolitiques et sur les phases d'effondrement en cours, c'est uniquement parce que je me documente. Et je ne suis pas le seul. Nous sommes nombreux. Ce qui distingue un amateur d'économie et de géopolitique comme moi des économistes et politologues qui s'expriment dans les médias, c'est que je ne suis pas soumis au système ultra-libéral qui nous dirige. La plupart des spécialistes et consultants que l'on entend connaissent aussi bien que moi les affres de l'histoire immédiate. La différence, c'est qu'ils sont souvent payés à cacher les vérités et les réalités à tous ceux qui ne se documentent pas, c'est-à-dire 95-99% des gens.
Le crise actuelle, j'en ai souvent parlé depuis plusieurs années, en partageant des articles pertinents, en partageant des courbes, des évolutions singulières dans la masse des informations vraies ou fausses dont nous sommes abreuvés.
Cette crise n'est pas une crise. C'est une marche de plus de l'effondrement en cours. Effondrement économique, environnemental, démographique et politique. Ce n'est pas une bonne ou une mauvaise nouvelle pour moi, c'est simplement le sens de l'Histoire. Son caractère irréversible et accéléré est souvent couvert par des phases de pauses. Mais ces pauses sont à chaque fois posées sur des fondations de plus en plus friables.
La crise de 2008 était le signale de l'accélération. Celle de 2020 sera celle de la prise de conscience. Je vous souhaite de passer cette longue épreuve avec le moins de dommages possibles. Sincèrement.











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