La France de la cambrousse

Léonel houssam




Léonel houssam

Il y a des nationaleux nostalgiques qui publient ce genre de liste à la con sur les réseaux sociaux (ces derniers qui n'existaient pas dans leur France mythique). Alors j'ai décidé de la récrire à ma sauce avec, cette fois, des souvenirs bien concrets et des réalités qui pètent en 12 leurs fables pseudo-patriotiques :
1- Le facteur qui se faisait courser par le chien méchant
2- Installer un verrou supplémentaire
3- Le boulanger qui te prend 10 centimes de plus donc ton père y retourne pour lui mettre les points sur les i
4- L'enfant dit juste merci et la grosse boulangère lui braille "Merci MADAME qu'on dit petit merdeux !"
5- Le garde-champêtre bourré sur sa mobylette qui se fait démonter par le voisin routier.
6- Le dimanche, la voisine qui se fait casser la tronche par son mari en hurlant.
7- Le bistrot du village où les mecs bourrés médisaient sur tout le monde et commentaient le fessier des lycéennes qui passaient devant avant de leur balancer "ça s'habille comme une sal.... Si c'était pas la fille à René, je lui ferais sa fête"
8- Les gosses qui se fritaient à coups de bâton dans les bois car les Chevaliers rouges contre les Dragons bleus.
Voilà la France "magnifique" que j'ai connue il y a presqu'un demi-siècle. La France de la cambrousse, la France des péquenots, des ouvriers racistes, des paysans réacs, la France des "bonhommes"... La France qui ne pouvait plus saquer les curetons sermoneurs, à la braguette légère durant les cours de catéchisme, la France du patronat paternaliste, la France des accidents de bagnole... La France des femmes inférieures aux hommes, la France qui arrêtait l'école bien avant le bac pour bosser à la chaîne à l'usine, la France des klaxons, la France des citoyens envoyés au front par des élites bourgeoises industrielles planquées. La France des mecs bourrés au volant qui tuaient des passants en sans aucune condamnation. La France de la françafrique. La France des médisants, des commérages. La France à l'espérance de vie à 67 ans pour un départ à la retraite à 65 ans.
La France de ces temps-là n'était pas meilleure ou pire que celle d'aujourd'hui. Ces 2 France, d'hier et d'aujourd'hui, c'est comme comparer une traction-avant avec une berline Peugeot de 2025, ça n'a strictement aucun sens.


 

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